Le groupe a supprimé 32 pages et comptes sur Facebook et Instagram, soupçonnés de vouloir perturber la campagne des élections de mi-mandat américaines. L’ombre de la Russie plane sur cette nouvelle affaire.

Facebook n’a plus droit à l’erreur. Après avoir laissé pulluler les faux compteslors des élections présidentielles de 2016, le groupe se montre particulièrement vigilant dès qu’une activité politiquement suspecte est détectée. Il annonce avoir supprimé 32 pages et comptes sur les plate-formes  Facebook et Instagram créés par de « mauvais acteurs », relevant d’une action coordonnée, et planifiant des manifestations à Washington la semaine prochaine. Si l’identité des responsables n’a pu encore être démasquée, Mark Zuckerberg a relevé des similitudes avec celles, il y a deux ans, du Centre de recherche d’Internet, appelé aussi IRA (Internet Research Agency), une entreprise de Saint-Pétersbourg spécialiste des opérations d’influence en ligne. Le gouvernement russe est donc suspecté.

Plus précisément, Facebook affirme avoir trouvé des connections entre les comptes supprimés et les comptes de l’IRA désactivés l’année dernière.
« Nous faisons face à des adversaires très sophistiqués et bien financés, y compris des Etats. Ils évoluent en permanence et tentent de nouvelles attaques », a déclaré Mark Zuckerberg.

L’affaire est complexe. Car les comptes en question ne diffusaient pas des messages de haine mais des idées progressistes contre le racisme ou en faveur du féminisme, promus par de la publicité. Le tout probablement dans le but d’attiser les tensions, de provoquer des scissions chez les Démocrates et de polariser les électeurs à l’approche des élections législatives du mois de novembre, comme l’explique le New-York Times. Reste à savoir si ces manipulations tordues font vraiment basculer l’opinion des citoyens.

Amélie Charnay

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