Dans le siècle présent où tout tend vers la numérisation, le hack est arrivé au centre de tout: la politique, l’activisme et même l’escroquerie. Le hack est aujourd’hui un terme qui regroupe autour de lui une grande communauté, la communauté des hackers que nous allons découvrir dans les lignes qui suivent.

  1. Les hackers « black hat », les chapeaux noirs :

ce sont des hors la loi. Ils pénètrent par effraction dans le système avec une intention de nuire. L’intérêt est généralement financier. Ces hackers sont généralement appelés crackers. Ils sont à l’origine de la création des virus, de chevaux de Troie ou de logiciels espions.

Parmi ceux qui ont marqué l’histoire, citons-en trois :

Jonathan James “c0mrade” :

À 15 ans, James a fait irruption dans le système de la NASA et du département de la Défense des États-Unis, volant des logiciels qui valaient 1,7 million de dollars à l’époque. Après avoir été accusé d’avoir participé à l’invasion du réseau de magasins de Floride a côtés d’Albert Gonzalez, James s’est suicidé en 2008, par crainte de payer pour un crime qu’il n’avait pas commis. “Je ne crois pas au système judiciaire”, écrit-il dans sa note d’adieu.

Jonathan James 1

Kevin Mitnick

Mitnick a déclaré qu’il n’était pas un hacker mais un “ingénieur social”. Il a commencé à pirater à l’âge de 15 ans, quand il a envahi le Nokia, IBM et Motorola. Quand il a été arrêté en 1995, il a été emprisonné à l’isolement, le juge de son affaire ayant conclu qu’il pouvait déclencher une guerre nucléaire en utilisant les clés du téléphone de la prison. Après avoir purgé un an de prison, il a continué à pénétrer dans les ordinateurs. En 1999, il a été condamné à quatre ans de prison. Actuellement, il est consultant en sécurité et auteur de deux livres sur le sujet.Kevin Mitnick “Le Condor” :

Kevin Mitnick

 

Hamza Bendelladj “Bx1”

Hamza Bendelladj, un hacker algérien connu pour avoir piraté de nombreuses banques américaines et volé 280 milliards de dollars. Il a été arrêté en Thaïlande en 2013 et extradé vers les États-Unis pour faire face à des accusations.

  1. Les hachers « white hats », les chapeaux blancs :

Si les chapeaux noirs sont des hackers malveillants, les blancs eux, sont les bienveillants. Techniquement, ils agissent comme les noirs, mais le but est différent. Les chapeaux blancs veulent aider à la sécurité du système sans en tirer profit de manière illicite.

 

  • Les hackers « grey hats », les chapeaux gris :

Le hacker au chapeau gris est hybride du chapeau blanc et du chapeau noir. C’est un hacker compétent qui agit parfois avec l’esprit d’un white hat, parfois avec celui d’un black hat. Son intention n’est pas forcement mauvaise mais il commet cependant occasionnellement un délit.

 

  1. Les « script kiddies »

Les script kiddies, autrement dit des jeunes pirates néophytes. Ce sont souvent des jeunes adolescents pénétrant par effraction dans un système après avoir lu dans des livres quelques documentations de base sur la sécurité informatique. Ils n’ont aucune notion de l’éthique d’un hacker, ils agissent par vantardise auprès des copains.

Ces jeunes n’ont aucune connaissance, ils ne font que réutiliser des codes ou programmes prêts à l’emploi sans comprendre les enjeux, ce qui représente une menace réelle.

 

  1. Les hackers universitaires :

Le hacker universitaire est une personne qui partage sa connaissance avec autrui, sur le fonctionnement d’un système, des ordinateurs et des réseaux. Ces hackers prônent la pensée selon laquelle l’information est libre et n’appartient à personne. Ainsi, toute nouvelle connaissance se veut d’être partagée avec tout le monde.

Le plus célèbre d’entre eux est Richard Matthew Stallman, le fondateur du projet GNU.

Les hacktivistes :

Comme les activistes connus Luther King, Mahatma Gandhi, Macolm X, WEB Dubois, Lumumba, Mandela qui ont milité pour des causes souvent politiques, les hacktivistes (contraction de hacker et activiste) agissent aussi pour une cause souvent politique. Ils attaquent généralement des entreprises et non pas des utilisateurs particuliers. Tout comme les vrais militants activistes, ces cyber militants ou hacktivistes font l’objet de toutes sortes des poursuites judiciaires. Ils vivent cachés, en exil, leur crime étant le combat pour le respect des libertés fondamentales.

Voici quelques personnes pouvant être considérées comme cyber militants, elles se sont infiltrées dans des systèmes hautement sécurisés, mettant leur vie en jeu pour défendre certaines causes qu’ils jugent nobles.

Julian ASSANGE

né le 3 juillet 1971 à Townsville, en Australie, Assange est le fondateur de Wikileaks le site Web qui a rendu public des secrets d’Etat américains entre autres : des traitements inhumains dans la prison de Guantanamo, le mauvais traitement des soldats américains contre les Irakiens lors de la guerre en Irak, la diffusion de plus de 20 000 000 e-mails très compromettants du parti démocrate qui ont complètement bouleversé la campagne d’Hillary Clinton, favorite dans les sondages de la présidentielle américaine de 2016.

Edward Snowden

Edward Joseph Snowden, né le 21 juin 1983 à Elizabeth City, Caroline du Nord, ancien employé de la Central Intelligence Agency (CIA) et de la National Security Agency (NSA), il a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques.

À la suite de ses révélations, Edward Snowden est inculpé par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d’espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux. Recherché par la justice américaine, il vit en exil en Russie.

 

 

Gary McKinnon “Solo”

Gary McKinnon est un autodidacte Britannique qui a fait irruption dans 100 serveurs de la NASA et de l’armée américaine entre 2001 et 2002. Le hacker a pu supprimer les informations, les logiciels et les fichiers du gouvernement des États-Unis, causant des pertes de 700 000 $. Selon McKinnon, il a fait irruption dans le système de la NASA seulement pour trouver des documents confidentiels pour prouver l’existence d’extraterrestres. Dans une interview accordée à Wired, il prétend avoir trouvé des images d’OVNI dans les archives de l’agence américaine.

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Catégories : Sécurité

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